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Feu bactérien: la maladie des arbres fruitiers se propage en Valais

08 Aug 2019
(ats/agir) - Une quinzaine d’hectares ont été touchés depuis le début de l’été.

Le feu bactérien profite actuellement de conditions climatiques favorables pour se développer, soit la chaleur et l’humidité, et de l’absence de moyens curatifs pour se répandre dans les vergers.

Après la plaine de Bramois, début juillet, la maladie se propage à la région de Sion, Saint-Léonard, Granges, Uvrier et Lens (VS). La moitié des arbres touchés sera totalement arrachée, l’autre partiellement. Plus d’un demi-million de francs d’indemnisations ont déjà été versés aux producteurs.

Cette maladie qui attaque les arbres fruitiers était déjà apparue en 2012 dans la région de Sion et en 2013 près de Sierre. Elle ne comporte aucun risque pour les êtres humains.

Afin d’éviter une propagation fatale pour les vergers, l’office de l’arboriculture recommande à tous les producteurs des régions concernées de faire preuve de vigilance, afin de détecter d’éventuels nouveaux foyers. Il les appelle aussi à observer les règles d’hygiène dans les zones infectées.

Aujourd’hui, à l’occasion d’une conférence de presse, l'Office valaisan de l'arboriculture a rappelé comment agir. Il recommande notamment aux exploitants des régions concernées de contrôler systématiquement leurs cultures et de signaler d’éventuels cas suspects. Sept producteurs et huit privés sont pour l'instant touchés par le phénomène.

Le Valais est actuellement considéré comme une région de quarantaine. Les végétaux contaminés sont donc coupés dans les quinze jours et brûlés afin d’éviter toute prolifération. Chaque foyer détecté débouche ensuite sur une prospection systématique dans un rayon de 500 mètres.

 

Les symptômes du feu bactérien s’observent par un dessèchement des pousses, dont l'axe se replie en forme de crosse. Ils peuvent toutefois être confondus avec d'autres maladies moins graves. Sur les arbres fruitiers, ce sont surtout les fruits à pépins, comme le cognassier, le poirier et le pommier qui sont attaqués par le feu bactérien.

Le Valais demeure l’unique région du pays située en zone protégée. "En clair, nous avons encore l’espoir d’éradiquer la maladie dans nos contrées", révèle Gérald Dyer, le chef du Service de l’agriculture valaisan. "Cette situation nous permet d’ordonner des mesures obligatoires de lutte, tel l’arrachage, et les financer." Actuellement, 909 communes sont touchées en Suisse.

En cas d’arrachage, un producteur touche une indemnisation à hauteur de 50 à 75% par la Confédération et le solde à parts égales par le canton et la commune concernée. A ce stade, une quinzaine d’hectares a été touchée ce qui devrait représenter une indemnisation finale située entre 500'000 et 1 million de francs.

Des contrôles sont prévus jusqu’au printemps 2020 par le service de l’arboriculture.